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Pour beaucoup de japonais, le seul nom de Yamanaka Onsen résonne comme la promesse de purs instants de plaisir et de détente pour le corps et l’esprit. S’étirant le long des ravissantes gorges de Kakusenkei, cette vieille et typique ville de « onsen », les réputées sources d’eaux chaudes d’origine volcanique, sait tirer un large avantage de son remarquable emplacement naturel. Les flots continus de la rivière Daishôji et les chants rieurs des oiseaux y créent une rumeur tranquille et rassurante qui réhaussent encore le plaisir des hôtes de Yamanaka Onsen.

alexandre-3346.jpgLaissant derrière lui les sentiments contrastés que lui inspirèrent Natadera et la région de Komatsu, Bashô et son compagnon font maintenant route vers les régions méridionales de l’ouest du Japon. Les deux compagnons seraient restés pas moins de 8 jours à Yamanaka entre septembre et octobre, y soulageant par des ablutions répétées la fatigue accumulée au long des presque 6 mois qu’a déjà duré leur périple. Ici aussi, le poète voyageur semble avoir suivi les pas d’illustres précurseurs de sa vie d’anachorète. L’histoire de la ville se souvient notamment d’un moine itinérant, Gyôki, qui vécut durant la première moitié du 8ème siècle. Parti de Nara, alors capitale impériale pour se rendre plus au nord, on le crédite de la découverte des eaux de jouvence de Yamanaka, guidé dit-on par de multiples apparitions du Bouddha.
alexandre-3421.jpgLa ville de Yamanaka demeure l’un des trois lieux du Japon où l’on célèbre encore le culte du « Bouddha guérisseur », auquel sont dédiés par ailleurs deux temples à Kyoto et Izumo. Situé sur le flan de la montagne environnante, à quelques centaines de pas de Kiku-no-yu, l’établissement traditionnel de bain public, on trouve le temple du Kokubunzan Ioji. Fondé par Gyôji, il est célèbre pour sa pagode qui continue d’arborer les mêmes teintes vermillon depuis son origine. Le temple renferme également de précieux trésors témoignant de l’adresse des artisans locaux pour le travail de la porcelaine et de la laque. Bashô s’est sans doute arrêté ici aussi, y laissant son bâton de marche, fièrement exposé au Kokubunzan Ioji. Il légua surtout à la ville un haïku tout empreint de légèreté, que chaque habitant de Yamanaka connaît par coeur.

Eaux de Yamanaka
Bain de jouvence ici
Pas besoin de chrysanthèmes.

Rien dans ces vers n’est là pour rappeler l’amertume et la mélancolie des haïkus des temples de Tada ou de Natadera. Bien plutôt charmé par la tranquilité et la beauté du lieu, Bashô écrit un hymne au rajeunissement.

« Pour vivre heureusement chacun devrait cultiver des chrysanthèmes », dit un ancien proverbe chinois. Les médecins et herboristes de la Chine et du Japon connaissaient en effet parfaitement les vertus médicinales des chrysanthèmes pour le corps et l’esprit.

La chrysanthème est reine de toutes les espèces florissantes au Japon, symbolisant en plus d’une vie longue et heureuse, les valeurs de paix et de noblesse, et constitue bien sûr l’emblème de la famille impériale. Bashô dut apprécier particulièrement les vertus des eaux de Yamanaka pour oser mettre sur le papier ces mots malicieusement empreints de lèse-majesté. Ultérieurement, dans un ouvrage intitulé Onsen, il présentera encore Yamanaka Onsen, avec Arima et Kusatsu, comme l’une des trois meilleures sources de tout le Japon.

alexandre-3358.jpgBashô apprécia particulièrement de flâner sur les bords sinueux de la rivière Daishôji. La promenade de Kakusenkei reste un site d’une grande harmonie ponctuée de roches aux formes pittoresques et de riantes cascades. En suivant le cours de la rivière, depuis le pont de Koorogi, ouvrage traditionnel exclusivement construit en bois de cyprés, on atteind d’abord le pont de Ayatori, structure métallique sinusoïdale d’une frappante modernité. Ce dernier est l’oeuvre tardive de Hiroshi Teshigahara, maître de l’Ikébana et réalisateur de quelques films d’avant-garde durant l’âge d’or du cinéma japonais.
Encore plus en aval, se dresse le pont de Kurotani, dont le style nous ramène à la fin de la période Meiji, au début du 20ème siècle, lorsque la ville de Yamanaka était alors en pleine renaissance. Plus bas s’étend la vallée côtière menant plus au sud à la ville féodale de Daishôji. Une nouvelle étape s’annonce et Bashô doit se décider à partir.

Considéré comme l’un des quatre sages de la ville, Matsuo Bashô est toujours l’objet de la reconnaissance de la part des habitants de Yamanaka. En plus d’un élégant musée situé dans le centre de la ville, une cabane dans le plus pur style traditionnel des ermites, a été construite en l’honneur de l’illustre visiteur tout près du pont de Kurotani. En toutes saisons, le paysage y est splendide. Les cérémonies du thé et lectures de haïkus qui s’y tiennent de nos jours continuent de célébrer les vers que Bashô a offerts à la ville.

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