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ピクチャ 9.pngC’est à la fin du 10ème siècle que l’empereur retiré Kazan, à qui l’on attribue par ailleurs la plantation des pins qui donnèrent leur nom à Komatsu, donna au temple de Natadera son nom actuel. En assemblant les deux caractères « na » et « ta », il semble avoir voulu faire référence aux temples de Nachi et Tanigumi, respectivement première et dernière étape du pèlerinage des 33 temples de l’ouest. Ainsi, dès l’origine, le temple de Natadera fut associé à un sentiment de quintessence.

Ayant eu à souffrir de destructions chroniques lors des temps troublés de la période Sengoku, dite « des royaumes combattants » aux 15ème et 16ème siècle, il doit son apparence actuelle à de titanesques travaux de reconstructions commandés au 17ème siècle par le seigneur de la province de Kaga, Maeda Toshitsune.

Mais la véritable origine du temple remonte à bien plus longtemps. Il aurait été fondé par un prêtre semi-légendaire du nom de Taichô, initiateur au 8ème siècle du culte du mont Hakusan. Le temple était associé au culte de « Kannon aux mille bras », divinité bouddhique de la pitié, aujourd’hui encore célébrée, comme en témoigne une monumentale statue la représentant dans le pavillon principal. A l’époque, Taichô aurait sculpté de sa main une statuette de la déesse Kannon et l’aurait consacrée dans une des cavités de la falaise rocheuse attenante. Cette falaise constitue de nos jours le principal attrait de Natadera tant la roche s’y présente sous une apparence particulièrement saisissante.

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Le visiteur pénètre ici par une imposante allée bordée de gigantesques cèdres, s’élevant majestueusement d’un élégant tapis de mousse. A l’issue de ce vaste tunnel de branches, sempiternellement ombragé, on est soudain submergé par la lumière et quelques secondes sont nécessaires à l’oeil pour s’accomoder de la puissance du paysage qui s’offre à lui. Enveloppée par les eaux calmes d’un étang qu’habitent un cygne et quelques discrètes carpes, coiffée d’immenses arbres centenaires, une imposante falaise à l’allure des plus étranges, creusée de chemins de marches reliant plusieurs grottes artificielles, hypnotise le spectateur. La blancheur de ces roches aux formes inhabituelles domine totalement le paysage, offrant un puissant contraste avec les dégradés rougeoyants que l’automne octroie au feuillage des arbres alentour.

La pierre d’Ishiyama
N’est pas si blanche – Le vent d’automne
Plus blanc encore

Quel est donc le sens caché de ce blanc absolu qui constitue la clé du songe mélancolique de Matsuo Bashô ? L’intention poétique de ce haïku est encore aujourd’hui sujette à discussion, mais il semble acquis que Bashô se réfère ici autant à l’héritage bouddhique du lieu qu’à la singularité du paysage. Le nom d’origine du temple, Jisshozan Iwayadera, évoquait déjà les caves artificielles et la blancheur de la roche selon une perspective animiste. Mais le blanc renvoie aussi au culte du mont Hakusan (dont la signification en japonais est précisement « montagne blanche »), ainsi qu’au système taoïste des correspondances, selon lequel la couleur blanche symbolise à la fois la saison automnale et les contrées de l’ouest.

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Laissant la belle pierre portant inscription de l’un des plus célèbres haïkus de son prolifique auteur, marchant vers les abords du vaste parc de Natadera, le visiteur est conduit à laisser derrière lui la falaise sculptée et son lien évident avec les activités humaines, que Bashô qualifie volontiers de « monde trompeur ». Plusieurs batiments de bois dont une célèbre pagode à trois étages et un beffroi isolé, marquent une évidente mais graduelle délimitation entre deux états de la nature. Celle que l’homme s’approprie par le travail du styliste, ou celle laissée à son anarchie primordiale, en deci-deçà d’une limite flottant au grè des rêveries du promeneur.

ピクチャ 11.pngOn se surprend ainsi à méditer sur les périodes où, ravagé par la guerre des hommes, le temple dut être abandonné à une nature toujours prompte à reprendre son droit. Natadera ne fut en effet pleinement reconstruit que quelques années avant que Bashô n’y effectue sa visite. Dans les abords du parc, s’impose subrepticement au promeneur un sentiment étrange de submersion naturelle et de solitude qui n’est jamais aussi saisissant que lorsque, à travers les montagnes environnantes, souffle le vent d’automne, balayant les feuilles mortes et rendant encore plus pénétrante la blancheur de la roche. Au delà de la splendeur des paysages et des panoramas que l’homme et la nature ont forgés ensemble à Natadera, peu de temples expriment comme ici une telle athmosphère, remplie de mystères et de questions non résolues.

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