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Ayant quitté Kanazawa à la fin de l’été, Bashô se dirigea ensuite vers le sud en direction de la province d’Echizen, nom alors donné à la partie septentrionale de l’actuelle préfecture de Fukui. En chemin, lui et son compagnon Sora, sont rattrapés par l’inéluctable changement de saison et son cortège de signes annonciateurs. Bientôt de nouveaux haïkus seront couchés sur le papier.

Soleil de plein été
Qui boude le vent d’automne
Pourtant déjà là.

alexandre-3097.jpgIls arrivèrent dans la région de Komatsu au début de septembre, sans aucun doute l’une des meilleures saisons pour en apprécier les luxuriants paysages. Assez curieusement, Komatsu est aujourd’hui très réputée au Japon pour les vives nuances du feuillage automnal de ses érables. Néanmoins, du temps où Bashô y effectua sa visite, elle était surtout célèbre pour la forme inhabituelles de ses pins, arbres qui donnèrent leur nom à la ville (qui signifie « petits pins » en japonais), et en l’honneur desquels le poète écrivit :

Brise d’automne sur les
« Petits pins » nom gracieux
Lespédèzes et roseaux aussi.

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The L’origine de ce « nom charmant » est encore discutée de nos jours. Il est néanmoins communément admis que l’empereur retiré Kazan, lors d’un pélerinage dans l’ouest, planta un jeune arbre dans les environs de Komatsu, l’arbre s’y développant suffisamment pour être mentionné dans des récits ultérieurs en tant que Sono no Komatsubara, « le jardin au petits pins ». De nombreux sites naturels de Komatsu célèbrent le pin du Japon, bien souvent en compagnie des cerisiers dont la resplendissante floraison submerge en Avril le beau parc de Rôjô, aménagé en 1906 à l’emplacement où se dressait la forteresse du troisième seigneur de Maeda.

A quelques kilomètres plus à l’ouest, en bordure de la côte, se dressait le poste frontière d’Ataka, où les voyageurs étaient tenus de montrer un laisser-passer pour pénétrer dans le fief voisin de Daishôji. L’endroit rappelle un épisode historique immensément célèbre de la guerre de Genpei, ayant opposé à la fin du 12ème siècle les clans Taïra et Minamoto pour la conquête du pouvoir. A l’apogée d’une succession de conflits internes ayant miné le clan Minamoto, alors même qu’il prend un avantage décisif sur son adversaire, le valeureux guerrier Minamoto Yoshitsune et son second Benkei, tous deux proscrits, parviennent à s’attirer la mansuétude du capitaine Togashi Saemon qui, touché par le courage et la ténacité des deux hommes, finira par couvrir leur fuite.

Cette histoire fut d’abord adaptée en une pièce de théâtre « nô », dès le 15ème siècle avant d’inspirer une célébrissime pièce de Kabuki, Kanjinchô, que les parisiens purent découvrir à l’opéra Garnier en 2007, ainsi qu’un des premiers films de Akira Kurosawa, Les hommes qui marchèrent sur la queue du tigre.

alexandre-3080.jpgDe nos jours, un monument sculpté à l’orée d’une belle forêt de pins surplombant la mer du Japon, rappelle au visteur cet épisode qui tient toujours une place centrale dans la culture à la fois historique et populaire du pays.

Pas plus qu’il n’ évoque la bataille de Kurikara, Bashô ne souffle mot de ce moment épique de l’histoire de son pays. Mais il se souvient par contre d’un autre épisode dont le sens du tragique et de l’inanité rejoint assez son crédo poétique. Afin d’y admirer le casque et l’armure de maille de Saitô Sanemori, Bashô se rend au sanctuaire de Tada. Construit au 6ème siècle, ce temple passe pour être l’un des plus vieux du Japon et demeure dépositaire des « trésors nationaux » qui captivèrent Bashô. Il les doit à Sanemori, un vaillant samuraï qui servit d’abord le clan Minamoto avant de rejoindre les Taïra après l’assassinat de Minamoto Yoshitomo, en 1160.

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Lorsque la guerre de Genpei éclate, quelque 20 années plus tard, le vieux Sanemori périt lors de la bataille de Shinohara, sur les bords de ce qui est actuellement le lac de Katayamazu. Infortuné et troublant sort que celui de Sanemori qui tomba sous les coups de Minamoto Yoshinaka, duquel il avait été le précepteur dans sa jeunesse. Retirant le casque du vaincu qu’il venait de décapiter, et reconnaissant sa victime, il apporta son macabre trophée au sanctuaire attenant de Tada, mélant larmes de tristesse et prières pour la victoire de son clan.

Dans l’armure du héros mort
Le chant d’un grillon
Ainsi vont les choses.

Le fringant jeune général Yoshinaka, vainqueur à Kurikara sera à son tour défait et exécuté sur ordre de ses cousins. Cet épisode résumait-il aux yeux de Bashô le sentiment singulier d’une fin d’existence empreinte d’une piteuse inanité qui est bien souvent le lot de ceux qui se consacrent inlassablement à la conquête du pouvoir par les armes ? alexandre-3115.jpgQuelques années plus tard, perclus de fatigue après ces années passées sur les routes à rechercher l’inspiration de son art, Bashô exprima le souhait de partager le rêve brisé de Yoshinaka. Il gît depuis près de la tombe du vainqueur de Sanemori, au temple de Gichû-ji, dans l’actuelle préfecture de Shiga.

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