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Le départ de Yamanaka a quelque chose d’un début de fin pour le voyage de Matsuo Bashô. Son compagnon de voyage, Sora, tombé malade, dut partir plus avant pour effectuer sa convalescence chez des amis. Se retrouvant seul, Bashô est bien vite rattrapé par les sentiments de peine et de solitude qui affleurent bien souvent dans ses vers. Mais ils lui rappellent surtout la nécessité pour lui de continuer à aller scruter plus loin encore l’essence poétique des choses de ce monde.

Le mot « compagnon »
Ecrit sur mon chapeau
Pâlit sous les rosées d’automne

En descendant les montagnes depuis Yamanaka, on se retrouve très vite au milieu d’une étroite bande de terre. La mer du Japon est toute proche, s’étendant au delà d’une ultime coline surmontée de pinèdes. Cette terre bénie par la nature fait corps avec le hyakumangoku, nom alors accolé au domaine féodal qui s’étendait sur les actuelles préfectures d’Ishikawa et de Toyama. Avec un revenu annuel de plus de 70 000 koku (un koku étant la quantité de riz nécessaire à nourrir un individu pour une année), la partie méridionale du fief de Kaga connaît alors un essor spectaculaire. Etablis dans la ville de Daishôji, les seigneurs Maeda ont présidé à ce rapide développement.

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Jadis recouverte par des centaines de maisons de samuraï, Daishôji garde l’empreinte et l’athmosphère de ces temps bien que son château ait disparu. Serpentant au coeur de la ville, la rivière Daishôji, que Bashô a suivi depuis les gorges de Kakusenkei s’écoule maintenant lentement à travers une escorte ininterrompue de cerisiers, jusqu’à son embouchure en mer du Japon, à quelques 5 kilomètres en aval. Sur la rive gauche, près de là où se trouvait jadis le château, les seigneurs Maeda Toshiaki et Maeda Toshinao avaient fait construire leur résidence, à l’emplacement de l’actuel sanctuaire d’Enuma. Attenant aux restes du jardin des Maeda, le pavillon du Chôryûtei, parfaitement préservé, témoigne du raffinement et de la richesse qui caratérisait la société curiale des Maeda. Construit quelques vingt années après le passage de Bashô à Daishôji, ce bâtiment est aujourd’hui considéré comme un important trésor national au Japon.

alexandre-3278.jpgNé dans les montagnes s’étirant depuis Yamanaka en direction du mont Hakusan, l’art de la porcelaine de Kutani fut très rapidement placé sous le patronage des seigneurs Maeda, lui permettant d’atteindre un haut degré de maîtrise technique et artistique ainsi qu’en témoignent les oeuvres exposées au musée de Kutani. Un peu plus loin, au pied de la montagne, s’étend le quartier de Yamanoshita, dans lequel les seigneurs Maeda alignèrent sept temples et sanctuaires pour servir de rampart à leur château.

La superstition est toujours bonne alliée...A Jisshô-in, l’un de ces temples, les moines continuent d’observer la stricte discipline du zazen et demeurent en charge des âmes de plusieurs générations de seigneurs du clan, dont les tombeaux sont situés sur une coline attenante.

Parce qu’il vécut en des temps où il n’était pas si simple pour un voyageur de passer sans encombres les barrières qui délimitaient alors les territoires des clans féodaux, certains commentateurs ont pu avancer l’hypothèse d’un Matsuo Bashô espionnant pour le compte du gouvernement central les agissements de seigneurs locaux, suffisamment puissants pour pouvoir un jour nourrir l’idée d’une remise en cause du shogunat des Tokugawa. Aucune preuve ne vient appuyer cette thèse mais il est possible de s’interroger sur certains silences récurrents ou de sa propension à fuir les signes extérieurs du pouvoir et de la richesse, leur préférant l’humilité et la tranquilité d’une retraite dans les temples zen, plus en adéquation avec son choix d’une vie errante au service de ses aspirations poétiques.

alexandre-3298.jpgA Daishôji, Bashô passa la nuit au temple de Zenshô-ji, aujourd’hui célèbre pour sa collection de 500 statuettes de rakan, les disciples du Bouddha, rassemblées dans un pavillon extérieur. Oeuvres d’un artiste de la fin de l’ère Edo, ces statuettes sont connues pour leur remarquable et bien souvent amusante physionomie. Sora, l’ami et disciple de Bashô l’avait précédé ici, laissant à son intention un poème évoquant le vent dans les colines et la solitude des nuits sans sommeil. Le lendemain, sur le départ, Bashô ne trouva pour unique confident à sa solitude que les feuilles tombantes d’un saule pleureur au milieu du jardin.

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Pour prix de votre obligeance
Balayerai-je de la cour
Ces feuilles tombées du saule ?

Le saule est toujours là de nos jours, près de la pierre où sont gravés pour mémoire les vers de Bashô. Celui-ci avait dû quitter ses hôtes juste après, passant dans la matinée la barrière de la province d’Echizen et le seuil de l’automne pleinement réalisé.

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