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Une tradition de Kanazawa : Les mères confectionnent des balles à main à l’occasion du mariage de leurs filles.

Il fut un temps où les jeunes filles confectionnaient elles-même leurs balles à jouer. Il fut encore un temps où les jeunes garçons jouaient au football avec une balle en peau de daim. Ce sont là des histoires à rattacher à la longue tradition des jeux de balle. Durant la période Muromachi (1336-1573), les balles Temari confectionnées avec du fil de soie tissé de très grande valeur étaient très prisées des jeunes filles nobles. Plus tard, durant la période Edo (1603-1868), avec le progrès de l’industrie du coton et du tissage, les balles Temari se répandirent dans les classes populaires. Les jeunes filles durent rivaliser d’adresse et d’imagination pour aboutir à de nouveaux et remarquables motifs de tissage. temari_02.psdRegardez ces images ! Pensez qu’à présent seuls quelques artisans aguerris connaissent les secrets de confection de tels motifs. Un art d’une telle précision et d’un tel raffinement ne vous coupe-t’il pas le souffle ? A Kanazawa subsiste une vieille coutume selon laquelle les mères se doivent de confectionner une balle deKaga Temari en guise d’amulette porte-bonheur à l’occasion du mariage de leurs filles. A ce propos, j’ai entendu une histoire intéressante. Alors que je me demandais si ces balles à main pouvaient rebondir comme le font les balles en gomme de nos jours, j’appris que tout le secret était dans la technique de rembourrage. Souvent les balles faites en coton ordinaire ne sont pas si souples au rebond mais celles confectionnées en coton d’osomunda japonica (une espèce de fougère japonaise) sont bien plus vives. Etonnant n’est-ce pas ?

Une belle sonorité et la chance vous sourira

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Takako Koide,
maître de Kaga Temari

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J’ai eu l’occasion de visiter une classe de Kaga Temari à l’enseigne spécialisée de Mari-Ya, pour admirer le travail de l’un des maîtres de cet art, madame Takako Koide. Sa belle-mère elle-même artiste des plus réputées lui en enseigna tous les secrets. Madame Koide confectionne des balles de Kaga Temari depuis plus de trente ans à présent. Deux fois par semaine, elle s’applique à transmettre son savoir à Mari-Ya, devant un public d’apprentis entre 10 heures à 16 heures. Il est possible de venir y passer une heure, une demie journée ou bien la journée entière selon ses propres disponibilités et envies. temari_05.psdCe jour là, cinq personnes s’attelaient à confectionner avec leurs aiguilles leurs propres balles de tissus. « Qu’y a-t’il à l’intérieur de ces balles ? », demandais-je à l’une d’elles. « C’est du rembourrage en ouate de coton ! » me répondit-elle aussi vite. « On enroule le morceau de coton avec du fil de couleur jusqu’à ce qu’il prenne l’apparence d’une sphère parfaite. » Je vois ! « Qui a confectionné la balle sur laquelle vous êtes en train de broder ? » Je pensais alors que cela devait être bien difficile de broder ces motifs en trois dimensions, mais aussi que cela avait tout de même l’air assez amiusant. « Bien sûr, c’est notre professeur qui les a confectionnées.
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Vous devriez admirer toutes ces balles sur l’étagère là-bas. Elle vous les montrera certainement tout à l’heure ».
Waow ! Effectivement, la vitrine était toute décorée de balles de Kaga Temari réalisées par le maître. Depuis des séries simples arborant des motifs traditionnels jusqu’à des modèles d’une grande complexité avec des ornements évoquant les fêtes de Noël. Certaines sont beaucoup plus que de simples balles à main, comme celle-ci, arborant les douze symboles du zodiaque ou cette autre sur laquelle sont brodées des boites à musique.
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Souvent les balles Kaga Temari renferment de miniscules clochettes afin que l’on puisse en apprécier la sonorité lorsque l’on fait rouler la balle à terre. Madame Koide me dit alors avec le sourire, « on dit que pouvoir entendre un son gracieux émanant de l’intérieur est un signe de bonne augure ». Sa famille est gérante de cette enseigne très spécialisée et sa fille y enseigne également l’art de la confection du Yubinuki, le dés à coudre traditionnel du Japon. Madame Koide a l’air d’être heureuse de la vie qu’elle mène et c’est surement dû au fait qu’elle peut travailler au son grâcieux des clochettes que renferment les balles qu’elle confectionne jour après jour.




Par Shizuo,
Publié le 8 février 2011

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