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S’essayer à l’art de la poterie japonaise
dans l’atelier de deux maîtres.

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Take Après quelques 45 minutes de train express en direction de la côte depuis Kanazawa, on se retrouve très vite au coeur de la splendide et singulière campagne de la péninsule de Noto. Mon excursion de ce jour me conduit à l’île de Notojima, au large de la baie de Nanao, depuis la ville de Wakura Onsen, mondialement réputée pour ses sources d’eau chaude. La vue depuis le pont de Notojima, alors qu’il s’élève au dessus de la baie de Nanao est époustouflante et la vue, tout au long de la route insulaire, alors qu’elle serpente à travers rizières et pittoresques ports de pêche, offre un aperçu unique du Japon rural et l’on se dit que la virée en voiture en elle-même valait déjà la peine. Mais à côté de la beauté scénique que Notojima propose, il reste une large poignée d’attractions sur l’île qui y conduisent aussi bien le touriste japonais que le visiteur étranger. Parmi celles-ci, figure en première place l’aquarium de Notojima, remarquablement bien amménagé, en dépit d’une taille relativement restreinte. Le fascinant musée de la verrerie est sans doute à recommander tout autant mais ma destination de ce jour est d’un type un peu à part. Je me dirigeais vers Doppo-en, l’atelier de poterie de Hirofumi Fuji, où j’ai eu le privilège de m’essayer à cet art pour la première fois.

Par Mark-Edmond Howell
Publié le 13 juin 2011.

Je n’en suis sans doute pas un connaisseur très averti, mais je suis véritablement passionné par la poterie et la céramique japonaise...

Ici, au Japon, il existe un goût certain et profond pour la poterie et la porcelaine. Un seul coup d’oeil aux ouvrages des maîtres de cet artisanat dans ce pays et vous comprendrez aisément pourquoi. La diversité expressive et esthétique atteinte avec les matériaux humbles que sont l’argile et le vernis est véritablement fascinante. Et cependant, en dépit de prix souvent élevés, la plupart de ces ouvrages sont destinés à être utilisés pour ce qu’ils sont, des ustensiles culinaires que l’on retrouve d’ailleurs aisément dans les foyers environnants. Dans mon propre foyer, par exemple, nous avons des tasses, bols, assiettes et plats, pots et brocs, objets qui – bien que n’étant pas tous produits d’un maître de renom – ont un caractère et un charme unique. Je n’en suis sans doute pas un connaisseur très averti, mais je suis véritablement passionné par la poterie et la céramique japonaise. Aussi, j’étais particulièrement excité par l’opportunité que j’avais de m’exercer à cet art pour la première fois.

Après avoir épluché les pages du site internet de Doppo-en et y avoir admiré les splendides oeuvres qui y étaient présentées, j’admets que j’étais tout de même encore nerveux.
Hirofumi Fuji a commencé sa carrière comme designer dans un cabinet en 1985, chapeautant la section poterie et céramique, arts traditionnels s’il en est au Japon. En 1992, il s’installa comme maître de poterie indépendant avec l’assurance artistique que lui conférait son expérience dans le design.

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Il est depuis retourné dans la localité où il avait été élevé, dans l’île de Noto-Jima où, avec son épouse Sachie, elle-même céramiste reconnue, il installe son atelier en 2002. Le travail de l’argile et de la porcelaine de ces deux artistes de style apparemment si différents s’y fond en une singulière harmonie.

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C’est en en arpentant le chemin d’entrée que j’ai jeté mon premier regard sur l’atelier et notamment le petit bâtiment qui abrite les fours sur le côté. Les deux bâtiments étaient reliés par de larges et impressionnants ouvrages de poterie alors que les conduits des trois cheminées fumantes s’élevaient du bâtiment latéral. Un premier pas à l’intérieur du bâtiment et j’étais submergé par le style tout particulier des oeuvres de poterie et de porcelaine de Doppo-en, exposées sur les étagères tout autour de moi. Et juste après, ils étaient là, les deux maîtres que j’étais venu rencontrer. Ma première impression des Fuji était celle d’une réserve calme et assumée. Mais ils étaient très gentils ils me firent sentir bienvenu chez eux.

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Plusieurs étapes entrent en compte pour transformer l’argile en une tasse ou un bol achevé.

Alors que madame Fuji nous apportait le café dans des tasses qu’ils avaient bien sûr confectionnées eux-mêmes, Fuji « sensei », mon professeur de poterie durant cette journée me fit m’assoir et commença de me parler de ce que nous pourrions ou ne pourrions pas faire durant les deux heures que nous allions passer ensemble. C’est que plusieurs étapes entrent en compte pour changer l’argile en une tasse ou en un bol achevé. Ainsi, en raison du temps qui nous était imparti et du fait que l’argile doit être complètement sec avant de procéder à la finition, je devais me résoudre à laisser les mains plus aguerries de Fuji sensei se charger de certaines étapes décisives du processus. tohgei-5337.jpgEn revanche, il m’appartenait de choisir le type d’objet que nous confectionnerions ensemble (tasse, bol, assiette etc...) ainsi que le type d’argile qui donnerait à l’objet fini sa couleur et une part importante de son caractère. Lorsque vint le moment de choisir le type d’argile, je fus quelque peu étourdi par le nombre incroyable de variétés existantes. Plusieurs chariots de petites tasses de thé arborant des couleurs légèrement différentes étaient empilées près de la fenêtre – en tout près de 150 variations s’offraient à notre travail. Mais il ne s’agissait pas seulement de choisir quelle couleur me convenait le mieux.
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Fuji-sensei m’expliqua en détail comment ces différentes variations de couleurs étaient obtenues en fonction des types d’argile et de vernis utilisés ; comment le vernissage pouvait faire ressortir les motifs de décoration par un trait de pinceau ici ou là, etc...
Il y avait une technique qui me parut intéressante et qui consistait à placer deux objets confectionnés de différents argiles dans le four afin qu’il puissent s’échanger des nuances de couleurs par les petits éclats provoquées par la cuisson. C’était véritablement fascinant.
*
M’étant arrêté sur le choix d’un tasse et d’un bol comme objets à réaliser, et ayant décidé du type de vernis que je souhaitais utiliser, le temps était venu de me salir les mains. Le malaxage de l’argile, son « travail » comme on dit plutôt, ainsi que son modelage sur la roue sont des étapes extrèmement importantes et déterminantes pour le succès de l’opération et, comme vous pouvez l’imaginer, demande beaucoup de pratique. Toute personne désirant se mettre sérieusement à la poterie doit prendre le temps de développer et d’améliorer cette technique, mais l’expérience d’un jour à laquelle je me livrais tenait plus à familiariser le néophyte avec cet art et à susciter son intérêt au moyen d’une approche pratique.
*
Fuji-sensei me laissa donc malaxer l’argile pour que je puisse « voir par moi-même » et me laissa ensuite utiliser le cone d’argile qu’il confectionna devant moi en m’expliquant toute l’importance de cette étape du processus.

ATX_5363_600.psdIl déposa ensuite l’argile au centre de la roue et commença de me montrer comment obtenir la forme désirée en tournant l’argile et en utilisant les doigts pour étirer les parois de l’objet jusqu’à lui donner l’apparence recherchée. Comme on peut s’y attendre de la part d’un maître potier, son maniement des doigts semblait magique et naturel et je dois dire que le simple fait de le regarder tourner l’argile fut l’un des temps forts de cette expérience.
*
Quand vint le temps de m’y mettre à mon tour, je m’assis devant l’argile posé sur la roue, me sentant à la fois quelque peu maladroit mais déterminé à m’y atteler de mon mieux. Fuji-sensei se tenait tout près, me guidant sans cesser de m’encourager : « Mouille l’argile. Courbe tes mains. Utilise ton pouce pour créer le trou et aggrandis-le. Incline tes doigts à sept heures, à l’intérieur et à l’extérieur du trou. ATX_5372_600.psdExerce une pression doucement. Elève davantage la paroi. Garde les coudes stables sur tes genoux et les pouces repliés. Doucement. Maintenant... Quelques compliments ici et là m’aidèrent à me sentir plus en confiance à mesure que j’avançais. Je vous assure que j’étais alors tellement absorbé que je ne me remémore guère les photos prises durant mon tour d’argile. Assis devant la roue, seules me guidaient mes mains sur l’argile légèrement humide et, dans ma tête, la voix de Fuji-sensei.

J’avais rencontré deux artistes de poterie et de céramique bien rééls, jeté un oeil à nombres de leurs fascinantes réalisations...

Au final, ce fut une expérience des plus excitantes et satisfaisantes. Et de plus j’avais eu la chance de pouvoir exécuter deux pièces et non une seule. tohgei-5405.jpgFuji-sensei m’expliqua qu’il faisait toujours exécuter deux pièces à ses apprentis d’un jour car pour la deuxième, ils se sentent bien moins nerveux et peuvent de ce fait apprécier bien mieux l’expérience. Et en ce qui me concerne, il avait parfaitement raison.
*
Cela ne fut pas long avant que ma tasse et mon bol, passées les dernières finitions, soient prêtes pour le séchage.

tohgei-5410.jpgPas de grandes oeuvres d’art mais simplement les miennes, nées du travail de mes mains. Naturellement, les étapes consistant à encocher les bases, à vernir et la cuisson seront assurées par Fuji-sensei, mais ce fut une agréable sensation que de réaliser moi même ces pièces et, comme vous pouvez l’imaginer, j’ai hâte de contempler ce travail fini. Après tout, ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de collaborer avec un maître artisan comme lui.
*
Depuis mon arrivée à Doppo-en, j’avais rencontré deux artistes de poterie et de céramique bien rééls,

jeté un oeil à nombres de leurs fascinantes réalisations, appris beaucoup à propos de l’art de la poterie et de la céramique japonaise en général, m’étais essayé au tournage de l’argile et, au final, j’avais acquis ainsi un regard nouveau sur cette merveilleuse forme d’art. C’est tout de même pas mal pour une petite paire d’heures...
Les photos d’usage prises, numéros de téléphone et adresses mail échangés, je repris la voiture et repartis.
tohgei-5415.jpgLe long de la route serpentant dans l’île de Notojima vers le pont que j’avais emprunté à l’aller, traversant la baie qui relie l’île à la péninsule de Noto, je ne pouvais m’arrêter de penser à la technique du tour d’argile et au type d’oeuvres que je ferais à la prochaine occasion.

togei-1200pix-5432.jpgMark-Edmond Howell est arrivé au Japon en l’an 2000. Il vit avec sa femme et son fils à Nanao, où il travaille comme enseignant d’anglais.


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